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Sujet Origine Date 24-05-2007
Titre Saintes Maries de la Mer et autres saints de Provence Section Planète
Article

Marie-Madeleine.

Selon la tradition et la légende, après l’Ascension du Christ.

Marie-Jacobé [fille de Anne (la mère de la Vierge Marie) et de Clopas (frère de Joseph), épouse d’Alphée, mère de Jacques le Mineur, de Joseph Barsabas « le Juste » (un des 72 disciples) et peut-être de Simon le Zélote et de Jude].

Marie-Salomé [ou Salomé « la Myrophore » (porteuse de parfum) parce qu’elle fut l’une des femmes qui accompagnèrent Jésus au tombeau, peut-être une autre sœur de la Vierge marie, femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques le Majeur (voir Jacques de Compostelle) et Jean l’évangéliste], ainsi que leur servante : Sara la Noire ou l’Égyptienne, une vierge noire (pour les Gitans dont elle est la patronne, Sarah « la Kali » vivait en Provence avant l’arrivée des Maries).

Lazare (le ressuscité de Béthanie) et ses deux sœurs Marthe et Marie [Marie de Béthanie confondue avec Marie de Magdala (la fameuse Marie-Madeleine, la pécheresse de laquelle étaient sortis 7 démons, celle qui fut la première à trouver le tombeau vide et à voir le Christ ressuscité - Matthieu, XXVI, 6-13 et Jean XX, 11-18, celle dont Augustin dira -Sermon 132,1- : « L’Esprit Saint fit de Marie-Madeleine l’apôtre des apôtres »), à moins qu’il ne s’agisse d’une seule et même personne, hypothèse admise depuis Grégoire Ier, pape de 590 à 604. Au commencement du XVIe siècle, surtout, cette question de l’unité de Madeleine fut vivement agitée : la Sorbonne déclara le 1er décembre 1521, qu’il n’y avait qu’une Madeleine (déjà, en 1140, Gérard de Nazareth avait écrit De una Magdalena contra Graecos). Cette discussion fut reprise par Tillemont, le Père Lamy de l’Oratoire, Bossuet et Fleury].

Maximin, intendant de Lazare et de ses sœurs

Marcelle et Suzanne (l’une des femmes-disciples de Jésus : cf. Luc VIII, 3) qui étaient aussi à leur service.

Sidoine, l’aveugle de naissance guéri par Jésus (Jean, IX), qui succédera à Maximin et sera le 2ème évêque d’Aix en Provence. Auparavant, il aurait été le premier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme, sous le nom de Restitut.

Joseph d’Arimathie, porteur du précieux Graal (voir Arthur et le saint Graal)

Amadour (ou Amateur, dans lequel une tradition du Quercy voit Zachée, l’hôte du Christ et le mari de Véronique) qui s’établira dans une grotte à Rocamadour.

- et peut-être d’autres encore, furent chassés de Judée, sans vivres, sur une barque sans voile ni rames.

Grâce à la divine providence, ils abordèrent, sains et saufs, sur le littoral de la Gaule à l’emplacement actuel de la ville des Saintes-Maries, vers 42/45, puis se dispersèrent dans la région pour y répandre la parole du Christ.

Marie-Jacobé, Marie-Salomé et Sara restèrent en Camargue.

L’endroit où elles furent ensevelies (c’est saint Trophime, venu d’Arles, qui leur donna les derniers sacrements) devint un important lieu de culte et de pèlerinage chrétien ainsi qu’une halte sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle (fils de Marie-Salomé).

L’église du début du XIIe siècle, édifiée vraisemblablement sur les ruines d’un oratoire, se présente comme une forteresse, la chapelle haute formant un véritable donjon et renfermant un puits en cas de siège. Dans la crypte sont conservées les reliques de sainte Sara, tandis que celles des deux saintes Marie sont dans la chapelle haute.

Le roi René d’Anjou (1409-1480) officialisa le culte des Saintes Maries après qu’il eût découvert, sous l’église, en 1148, les reliques de Marie-Jacobé et Marie-Salomé.

Aujourd’hui encore, le 25 mai et le 22 octobre, ces pèlerinages accueillent une foule nombreuse.

Celui de mai est surtout fréquenté par les Gitans qui viennent de tous les pays, et qui, tous les trois ou quatre ans, élisent leur reine aux Saintes-Maries-de-la-Mer.

Lazare

Lazare, premier évêque de Marseille, fut décapité sous le règne de Domitien, le 17 décembre 94, et inhumé dans l’antique église de Saint-Victor.

Au VIIIe ou Xe siècle, pour éviter qu’elles ne soient profanées par les Sarrasins, ses reliques furent transférées à Autun.

Marseille conserva néanmoins la tête de son saint apôtre.

Marthe

Vers l’an 68, Marthe mourut à Tarascon où elle avait vaincu la Tarasque, un monstre légendaire [la Marthe d’abord honorée en Provence était une martyre persane morte en 347 (voir fin de l’article).

Quand le culte de Marie-Madeleine se développa au XIIe siècle, on honora aussi sa sœur Marthe : c’est ainsi que cette dernière prit la place de la martyre].

Durant les invasions sarrasines, les reliques de sainte Marthe furent enfouies dans une église souterraine ; en 1187, l’archevêque Imbert d’Aiguières présida leur élévation solennelle et reconnut leur authenticité.

Légende de la Tarasque.

Il y avait alors le long du Rhône, dans un bois entre Arles et Avignon, un dragon qui était comme un poisson à partir de la moitié du corps, plus gros qu’un bœuf, plus long qu’un cheval, et qui avait la gueule garnie de dents énormes. Il attaquait tous les voyageurs qui passaient sur le fleuve et il submergeait les embarcations. Il était venu par mer de la Galatie où il avait été engendré d’un serpent marin, et tout ce qu’il touchait était frappé de mort.

Marthe, émue des prières du peuple, entra dans le bois où elle trouva le monstre qui était en train de manger. Elle jeta sur lui de l’eau bénite et lui présenta une croix. Alors le monstre, devenu doux comme un agneau, se laissa attacher. Marthe lui passa sa ceinture autour du cou, et le peuple vint le tuer à coups de lance et de pierres.

Ce dragon s’appelait la Tarasque et, en mémoire de cet événement, l’endroit fut nommé « Tarascon ».

Le roi René créa, vers 1458, un ordre de la Tarasque réservé aux jeunes gens à qui l’on accordait le droit de porter en sautoir une effigie dorée de la bête, pendue à un ruban de pourpre.

Marie-Madeleine

Après avoir prêché à Marseille, Marie-Madeleine se retira dans la grotte de Sainte-Baume pendant 30 ans.

Vêtue seulement de son abondante chevelure, elle n’eut pour nourriture que les chants des anges qui l’élevaient quotidiennement dans les cieux, 7 fois par jour.

A sa mort, du Saint-Pilon qui couronne la Sainte-Baume, les anges l’enlevèrent au ciel dans une glorieuse assomption.

Maximin, l’un des 72 disciples du Christ (premier évêque d’Aix en Provence, décapité à Arles en 72 sous le règne de l’empereur Dioclétien) l’enterra dans une crypte. Au Ve siècle, saint Jean Cassien découvrit les restes de Madeleine et les confia à la communauté des Cassianites qu’il avait fondée à Saint-Maximin.

Lorsque les Sarrasins attaquèrent la ville en 716, on cacha les reliques de la sainte dans le sarcophage de saint Sidoine, et l’on mura la crypte.

Le 9 décembre 1279, le futur comte de Provence, Charles II d’Anjou, neveu de saint Louis, redécouvrit à Saint-Maximin les reliques de Marie-Madeleine. En 1295 il édifia la basilique royale de Saint-Maximin pour y placer les reliques que le pape Boniface VIII confia à la garde des Dominicains.

La basilique renferme un reliquaire contenant un crâne complet, vénéré comme étant celui de sainte Marie-Madeleine, et les sarcophages de saint Maximin, de sainte Marcelle, de sainte Suzanne et de saint Sidoine.

A la Sainte-Baume, l’extrémité inférieure d’un tibia droit, un petit éclat osseux de boîte crânienne et quelques cheveux enroulés et conservés dans un tube de verre sont présentés comme des reliques de Marie de Magdala.

A l’église de la Madeleine, à Paris, un reliquaire renferme un fémur gauche vénéré comme une relique de la sainte. En 1974, le rapport anthropologique des docteurs G. et S. Arnaud du Laboratoire de restauration et de recherches de l’Institut d’archéologie méditerranéenne (C.N.R.S.) conclut que les ossements dits de Marie-Madeleine provenant de la crypte de la basilique de Saint-Maximin et de l’église de la Madeleine à Paris appartiennent à une femme de 1 m 48, âgée d’environ 50 ans, de type méditerranéen gracile.

A Vézelay (Yonne), on prétend aussi posséder des reliques de sainte Madeleine. En 882, un moine nommé Badilon, envoyé par Girard de Vienne fondateur de Vézelay, serait venu les prendre dans la crypte de Saint-Maximin pour les soustraire aux Sarrasins, et les aurait transportées à l’abbaye de Vézelay.

Selon les moines de Saint Maximin, la dépouille de la sainte n’était plus dans son tombeau car, à l’approche des Sarrasins, elle avait été cachée dans le tombeau de saint Sidoine dont les restes avaient été placés dans le tombeau de Madeleine. Par conséquent, les ossements de Vézelay seraient ceux de saint Sidoine.

La bulle du pape Léon IX du 27 avril 1050 plaça officiellement l’abbaye de Vézelay sous le patronage de sainte Marie Madeleine.

En 1096, l’abbé Artaud entreprit l’édification de la basilique Sainte-Madeleine, dans la crypte de laquelle furent placées les saintes reliques.

Lors de sa venue, en 1267, saint Louis confirma l’authenticité des reliques de Marie-Madeleine, ce qui n’empêcha pas le déclin de Vézelay avec la découverte en 1279 des reliques de la sainte à Saint-Maximin.

De nouvelles reliques de Marie-Madeleine furent confiées à la basilique de Vézelay en 1870 et 1876.

En 590, Grégoire de Tours mentionne le tombeau de Marie Madeleine à Ephèse, sans autre précision : « Dans cette ville repose Marie-Madeleine, n’ayant au dessus d’elle aucune toiture » (In gloria martyrium, ch. 29, P.L., t. 71, c. 731)

« Quelques auteurs, parmi lesquels il faut distinguer le janséniste Tillemont, qui, d’après Photius et Launoy, s’appuie sur le témoignage de plusieurs écrivains grecs du VIIe siècle et des siècles postérieurs, prétendent qu’elle (Madeleine) accompagna Jean et Marie, mère de Jésus, à Ephèse, où elle mourut et où elle fut enterrée en l’an 90. En 869, l’empereur Léon le Philosophe, toujours d’après les mêmes auteurs, aurait fait transporter son corps d’Ephèse à Constantinople où il fut déposé dans l’église Saint-Lazare. En 1216, les croisés s’emparèrent de ces reliques et les apportèrent au pape Honorius III qui les fit enfermer à Saint-Jean-de-Latran, sous un autel dédié à l’amie du Christ. Il est dit encore, dans l’Histoire de Fleury, que, dès l’an 1146, on croyait avoir le corps de la Madeleine à Vézelay, et que, en 1267, le roi saint Louis, accompagné du légat Simon de Brie, alla à Vézelay où il assista à la translation des reliques de sainte Marie-Madeleine d’une châsse à l’autre. Une autre tradition veut que Madeleine soit allée mourir avec Lazare et sa sœur Marthe en Provence, près de Saint-Maximin, au sommet de ce qu’on appelle les petites Alpes, dans le lieu nommé, à cause d’elle, la Sainte-Baume » (Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle. Pierre Larousse. 1864-1890).

L’évangile selon Philippe (IIe siècle), gnostique et apocryphe, indique que Marie Madeleine était la koinonos (compagne) de Jésus :

« Ils étaient trois qui marchaient toujours avec l’Enseigneur : Marie sa mère, la sœur de sa mère et Marie de Magdala qui est connue comme sa compagne car Marie est pour lui une sœur, une mère et une épouse. » (Traduction par Jean-Yves Leloup). Autre traduction : « Il y en avait trois qui marchaient toujours avec le Seigneur : Marie sa mère et sa sœur et Madeleine appelée sa compagne. Sa sœur, sa mère et sa compagne étaient chacune Marie. » (26)

(voir l’Évangile de Marie et l’Évangile de Philippe)

« Et la compagne du fils est Marie Madeleine. Le Seigneur l’aimait plus que tous les disciples et il l’embrassait souvent sur la bouche (le texte comporte une lacune à cet endroit). Les disciples le voyaient et ils lui dirent : Pourquoi l’aimes-tu plus que nous tous ? Le sauveur répondit et leur dit : Comment se fait-il que je ne vous aime pas autant qu’elle ? Un aveugle et quelqu’un qui voit, quand ils sont tous deux dans l’obscurité ne se distinguent pas l’un de l’autre. Si la lumière vient, alors celui qui voit verra la lumière alors que celui qui est aveugle demeurera dans l’obscurité. » (44 b, 45)

L’évangile de Marie (Madeleine), qui est aussi un évangile gnostique et apocryphe du IIe siècle, montre que Marie Madeleine avait reçu de Jésus un enseignement d’initié et que Pierre refusa de prêter foi à la parole de celle-ci :

« Pierre ajouta : « Est-il possible que le Maître se soit entretenu ainsi, avec une femme, sur des secrets que nous, nous ignorons ? Devons-nous changer nos habitudes, écouter tous cette femme ? L’a-t-Il vraiment choisie et préférée à nous ? »

Alors Marie pleura. Elle dit a Pierre: « Mon frère Pierre, qu’as-tu dans la tête ? Crois-tu que c’est toute seule, dans mon imagination, que j’ai inventé cette vision ? Ou qu’à propos de notre Maître je dise des mensonges ? »

Levi prit la parole : « Pierre, tu as toujours été un emporté ; je te vois maintenant t’acharner contre la femme, comme le font nos adversaires. Pourtant, si le Maître l’a rendue digne, qui es-tu pour la rejeter ? Assurément, le Maître la connaît très bien. Il l’a aimée plus que nous. Ayons donc du repentir, et devenons l’être humain dans son intégrité ; laissons-Le prendre racine en nous et croître comme Il l’a demandé. Partons annoncer l’Évangile sans chercher à établir d’autres règles et d’autres lois en dehors de celle dont Il fut le témoin » (pages 17-18).

« Femme (Madeleine), pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Celui que tu cherches, tu le possèdes et tu ne le sais pas ? Tu as la vraie et l’éternelle joie, et tu pleures ? Elle est au plus intime de ton être et tu cherches au dehors. Ton cœur est mon tombeau. Je n’y suis pas mort, mais j’y repose vivant pour toujours » (D’un moine inconnu du 13ème s.)

Certains prétendent que Madeleine était l’épouse de Jésus, qu’ils eurent 2 enfants, qu’ils s’installèrent dans la Narbonnaise et qu’ils construisirent un temple souterrain dans la région.

Chez les gnostiques, l’étreinte et le baiser signifiaient la transmission du souffle divin à l’initié. Un autre texte gnostique, la deuxième Apocalypse de Jacques, décrit le Christ ressuscité appelant Jacques « mon bien-aimé » et l’embrassant sur la bouche.

« Les premiers chrétiens et les premières chrétiennes se baisaient à la bouche dans leurs agapes. Ce mot signifiait repas d’amour. Ils se donnaient le saint baiser, le baiser de paix, le baiser de frère et de sœur (...) La secte des piétistes, en voulant imiter les premiers chrétiens, se donne aujourd’hui des baisers de paix en sortant de l’assemblée, et en s’appelant mon frère, ma sœur (...) L’ancienne coutume était de baiser sur la bouche ; les piétistes l’ont soigneusement conservée. Il n’y avait point d’autre manière de saluer les dames en France, en Allemagne, en Italie, en Angleterre ; c’était le droit des cardinaux de baiser les reines sur la bouche, et même en Espagne. Ce qui est singulier, c’est qu’ils n’eurent pas la même prérogative en France, où les dames eurent toujours plus de liberté que partout ailleurs (...) C’eût été une incivilité, un affront, qu’une dame honnête, en recevant la première visite d’un seigneur, ne le baisât pas à la bouche, malgré ses moustaches. « C’est une déplaisante coutume, dit Montaigne, et injurieuse aux dames, d’avoir à prêter leurs lèvres à quiconque a trois valets à sa suite, pour mal plaisant qu’il soit. » Cette coutume était pourtant la plus ancienne du monde. S’il est désagréable à une jeune et jolie bouche de se coller par politesse à une bouche vieille et laide, il y avait un grand danger entre des bouches fraîches et vermeilles de vingt à vingt-cinq ans ; et c’est ce qui fit abolir enfin la cérémonie du baiser dans les mystères et dans les agapes... » (Voltaire, dictionnaire philosophique, Baiser, 1764)

Le baron d’Holbach, dans son Histoire critique de Jésus-Christ (1770), parle assez longuement de Madeleine, qu’il accuse d’avoir eu des « complaisances criminelles » pour Jésus. Il est vrai qu’il se décharge de l’accusation sur l’abbé de Labaume Desdonat, auteur de la Christiade, lequel à son tour s’en décharge sur les albigeois (voir « Manichéens... »).

Dans un livre intitulé « Mon Dieu...pourquoi ? » coécrit avec le directeur du Monde des Religions, Frédéric Lenoir, et publié chez Plon en 2005, l’abbé Pierre (1912-2007), qui confie avoir eu des rapports sexuels avec des femmes, déclare à propos du mariage supposé de Jésus et de Marie Madeleine : « Cette hypothèse ne trouble nullement ma foi. Autrement dit, je m’élève contre ceux qui affirment qu’il est impossible que Jésus ait eu des relations sexuelles au nom de sa divinité ».

Le 26 février 2007, lors d’une conférence de presse donnée dans la Bibliothèque publique de New York pour présenter le documentaire intitulé « The Lost Tomb of Jesus » (La tombe perdue de Jésus) réalisé par le documentariste israélo-canadien Simcha Jacobovici, et le livre « La tombe de la famille Jésus », le producteur James Cameron pose à côté d’un ossuaire qu’il présente comme étant celui ayant contenu les restes de Jésus, ce qui implique qu’il n’y a eu ni Résurrection, ni Ascension du Christ.

C’est en 1980, dans le quartier de Talpiot à Jérusalem, au cours de travaux de terrassement, qu’était découverte une tombe contenant dix ossuaires de calcaire dont six portaient les noms de Yéhoshûa Ben Yossef (Jésus fils de Joseph), de Yéhouda Bar Yéhoshûa (Judah fils de Jésus), de Miriam (Maria), de « Mariamene e Mara » (Mariamene la Maîtresse en grec), de Matthia (Matthieu) et de Yose (José). L’ADN du contenu des ossuaires « Jésus fils de Joseph » et « Mariamene e Mara » démontrant qu’ils n’ont pas eu la même mère et la présence dans une même tombe supposant un lien familial, le film en déduit que Jésus et Marie-Madeleine (le professeur François Bovon de Harvard a découvert, d’après des écrits du IVe siècle, que « Mariamene » était le nom de Marie Madeleine) étaient mariés et que « Judah fils de Jésus » était leur fils... Voir « La tombe perdue de Jésus » à « Au fil de l’an ».

Curieuses homonymies entre les saints de Provence et des martyrs perses :

On retrouve, dans le sud de la France, les noms de 5 religieuses [Thècle, Marthe, Marianne (ou Marie), Marie et Enneim] martyrisées en Perse le 6 juin 347 : Thècle à Chamalières, Marthe à Tarascon, les deux Marie aux Saintes-Maries-de-la-Mer et Enneim ou Enimie à Sainte-Enimie. D’autres martyrs persans ont été joints à ce groupe : le prêtre Jacques (souvent confondu avec l’Apôtre Jacques le Majeur dont la tête était vénérée aux Saintes-Maries) martyrisé le 17 mars 347 et Sara martyrisée le 10 décembre 352.

Les reliques vénérées aujourd’hui dans nos basiliques et églises seraient-elles celles de ces martyrs perses acquises au VIIe ou VIIIe siècle ?

Référence publication :
Compil Histoire

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Auteur
Jean-Paul Decoeurtyte Début de page
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