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Sujet Historique Date 30-03-2006
Titre Histoire de la Démocratie Section Démocratie
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Sommaire

1. Histoire de la Démocratie
1.1 Un mot peut cacher une idée
1.2 Le modèle athénien
1.3 Quelles institutions caractérisent une cité démocratique ?
1.4 Démocratie antique Démocratie moderne


1. Histoire de la Démocratie

1.1 Un mot peut cacher une idée

Etonnante démocratie grecque, où le peuple, souverain dans les affaires publiques, est esclave dans tous les rapports privés. Démocratie fondamentalement esclavagiste, impérialiste et phallocratique, qui pourtant continue de nous faire rêver.

Si des Grecs, si Périclès, Platon, Démosthène ou Aristote faisaient un voyage d'étude dans l'Occident du XXe siècle, ils considéreraient sans doute les régimes « démocratiques » dont nous sommes si fiers comme des monarchies ou comme des aristocraties électives, ou encore comme des ploutocraties.

A l'inverse, un Occidental qu'une machine à remonter le temps conduirait dans l'Athènes du Ve siècle jugerait insupportable la vie dans cette cité « totalitaire », qui assujettit complètement les hommes au pouvoir politique, qui ne garantit pas aux individus le droit de dire leur opinion, de choisir leur religion, de disposer de leur propriété...

Avant d'être une idée, la démocratie grecque a été un fait. Ce n'est pas à Athènes, mais sur l'île de Chios qu'est née la démocratie. Là, pour la première fois, l'autorité souveraine est assumée par le peuple citoyen réuni en assemblée, et non plus par la vieille aristocratie des « clans » ou géne. Mais les circonstances de cette naissance comme les caractéristiques de la démocratie chiote demeurent inconnues.

En revanche, dans sa Constitution d'Athènes, Aristote retrace l'évolution de la plus puissante et sans doute la plus achevée des démocraties grecques, dont les historiens antiques se plaisent à raconter la grandeur et la décadence. Le rayonnement et le prestige des institutions athéniennes après les guerres médiques favorisent la propagation de la démocratie dans tout le monde grec. Il n'est pas rare qu'Athènes, puissance impérialiste, impose manu militari, aux cités alliées en droit mais vassales en fait, des institutions démocratiques copiées sur les siennes.

Même au IVe siècle, après la dissolution de l'empire athénien et l'essor de la monarchie macédonienne, la démocratie semble constituer le régime politique le plus répandu dans les centaines de cités grecques. Après avoir libéré les cités ioniennes du joug perse, Alexandre le Grand leur donne des institutions démocratiques. Dans les grandes monarchies hellénistiques, la démocratie se généralise au niveau des cités. Mais il s'agit désormais de gestion municipale plutôt que d'administration étatique.

Dans une démocratie, le principe fondamental est l'égalité, comme le proclame avec éloquence Périclès (ou du moins Thucydide faisant parler Périclès). Dans la cité archaïque et aristocratique, le pouvoir politique était un privilège de caste ou de clan. Dans la cité démocratique qui se développe à l'époque classique, il devient un droit et un devoir de tous les citoyens, fussent-ils de modestes artisans ou de petits paysans. L'autorité souveraine appartient au dêmos. Aussi ambigu en grec qu'en français, le terme dêmos désigne à la fois le petit peuple par rapport aux riches et aux notables, et la totalité du corps civique.

Les Athéniens, toujours à la recherche de Pères fondateurs, avaient tendance à attribuer une grand partie de leur constitution démocratique au législateur Solon. En vérité, même si leurs institutions sont le fruit d'une longue évolution, ponctuée de crises sociales (notamment agraires) et politiques, accompagnant le progrès des techniques militaires (importance croissante des hoplites, c'est-à-dire des fantassins, et des marins), l'instauration de la démocratie athénienne paraît plus tardive.

1.2 Le modèle athénien Début de page

C'est Clisthène qui établit l'organisation territoriale sur laquelle s'élabore toute la structure démocratique d'Athènes. En 508, après la chute de la tyrannie des Pisistratides, il réussit à remodeler l'espace de la cité. Après avoir élargi le corps des citoyens, il crée une nouvelle subdivision administrative, le dème (dêmos), qu'on peut traduire par « canton » : désormais, un Athénien ne sera plus désigné par le nom de son père, mais par celui du dème où il vit. Les dèmes sont regroupés dans des sortes d'« arrondissement » ou trittyes.

Enfin, Clisthène répartit tous les Athéniens, sans distinction d'origine, dans dix tribus territoriales. Pour mieux mélanger les différentes parties de la population et dissoudre ces liens de clientèle qui font la puissance des familles aristocratiques, il affecte à chaque tribu une trittye faisant partie de la ville (« arrondissement » urbain), une autre de l'intérieur de l'Attique (« arrondissement » rural) et la dernière de la région côtière (« arrondissement » maritime). Cette organisation géométrique, qui fait songer aux découpages administratifs de la France révolutionnaire et bonapartiste, vise à affaiblir les liens du passé et le poids de la tradition. Certains historiens distinguent également dans cette structure rationnelle l'influence philosophique des penseurs milésiens.

Selon Hérodote, Clisthène, membre de la vieille aristocratie (son père est un Alcméonide), est un ambitieux qui, comme Pisistrate avant lui, prend le parti du peuple pour arracher le pouvoir à Isagoras, chef du parti aristocratique. Loin d'être inspiré par des convictions doctrinales, il aurait détruit les cadres de la société traditionnelle et réorganisé le corps civique de façon à obtenir le soutien du dêmos. Comme l'écrit le père de l'histoire, il « fit entrer le peuple dans sa clientèle ».

Le même reproche sera fait à Périclès lorsqu'il instituera la rémunération des fonctions publiques (misthos). On l'accusera de se constituer une clientèle aux frais de la cité, pour faire pièce à son richissime adversaire Cimon, dont la clientèle se compose de tous ceux qu'il laisse gratuitement profiter des fruits de ses vastes domaines.

1.3 Quelles institutions caractérisent une cité démocratique ? Début de page

Composée de tous les citoyens mâles âgés de plus de dix-huit ans, l'ekkêsia athénienne se réunit, sur la colline de la Pnyx, au moins quarante fois par an. Elle a pour ainsi dire tous les pouvoirs, sauf celui de changer un homme en femme : désignation et contrôle des principaux magistrats ; vote des lois et des décrets ; décision de faire la guerre et la paix ; choix des alliances ; préparation de la guerre ; organisation des finances ; jugement des affaires les plus graves, notamment des atteintes à la sûreté de l'Etat...

Chaque citoyen peut proposer une motion à l'assemblée ou prendre la parole dans un débat. Sans doute, la terrible menace de l'accusation pour illégalité (la graphê paranomôn a pour objet de punir celui qui propose une loi contraire aux lois existantes), plus simplement le sentiment d'incompétence et la peur du ridicule, limitent-ils les initiatives individuelles.

Mais les écrivains du Ve et du IVe siècle ne donnent pas une image très flatteuse des délibérations populaires. Dans L'Assemblée des femmes, Aristophane compare les décrets de l'assemblée à des actes commis en état d'ivresse. Cinquante ans plus tard, Isocrate reproche à ses concitoyens de changer plusieurs fois d'avis dans une même journée et d'adopter des mesures qu'ils ne tardent pas à blâmer.

Pour assurer la continuité de la souveraineté populaire, l'assemblée délègue une partie de ses pouvoirs à un conseil permanent, la boule. Au nombre de cinq cents, les bouleutes sont chaque année tirés au sort, à raison de cinquante par tribu, parmi les citoyens volontaires. Au sein de ce conseil populaire, il existe une sorte de présidence collégiale et tournante. Pendant 1/10 de l'année, les cinquante bouleutes de chaque tribu exercent la prytanie. Les prytanes sont chargés de convoquer le conseil et de garder la cité, de jour comme de nuit. C'est pourquoi, pendant le temps de leur prytanie, ils logent dans un édifice qui leur est spécialement affecté, la Tholos.

En dehors de ses importantes compétences judiciaires, les fonctions essentielles de la boule consistent à préparer et à exécuter les décrets de l'ekklêsia, mais aussi, en cas d'urgence, à prendre des décisions autonomes. Au Ve siècle, elle paraît le véritable centre de toute l'administration de la cité, dont elle surveille les magistrats, la politique étrangère, l'organisation militaire et les finances.

Chargés de l'exécution des lois, les magistrats sont des délégués du peuple souverain. En principe, les magistratures sont ouvertes à tous, annuelles et collégiales. La mistophorie, c'est-à-dire la rémunération des fonctions publiques, a précisement pour objet de permettre à chacun de servir la cité pendant un an. Conséquence de ce droit reconnu à tous, de nombreuses responsabilités sont attribuées par un tirage au sort, selon une procédure compliquée qui assure une égalité de représentation entre les différentes tribus.

Même si les dieux de la cité président à ce mode de recrutement, tous les philosophes, à commencer par Socrate et ses disciples (Antisthène aussi bien que Platon), ont critiqué et rejeté un système aussi hasardeux, susceptible de promouvoir le plus demeuré ou le plus malhonnête des citoyens. On peut penser que les démocrates athéniens, sensibles aux inconvénients du procédé, profitaient de la procédure de la docimasie (examen de l'« éligibilité » du magistrat, préalable à son entrée en fonction), pour effectuer une certaine sélection. D'autre part, la rémunération des magistrats est trop modeste pour assurer à elle seule leur subsistance. Les citoyens les plus aisés, financièrement capables de négliger leurs affaires privées pendant toute une année, devaient donc constituer la majorité des candidats.

En fait, Athènes n'a jamais connu la démocratie absolue qu'Aristote définit dans La Politique : régime où toutes les charges sont ouvertes à tous. Pour les fonctions les plus importantes, notamment les stratèges et les trésoriers, des conditions de cens sont imposées. Les détenteurs sont en effet appelés à répondre sur leur fortune personnelle des fonds confiés par la cité. Le mécanisme de sélection consiste à réserver certaines magistratures aux membres d'une ou de plusieurs des quatre classes censitaires instituées par Solon : pentacosiomédimnes, dont le revenu annuel, en mesures de blé, n'est pas inférieur à 500 médimnes ; hippeis, « cavaliers », c'està-dire assez riches pour entretenir un cheval ; zeugites, capables d'entretenir un attelage, zugon, de bœufs ; thètes, dépourvus de terres.

D'autre part, les magistratures essentielles, militaires et financières surtout, sont soumises à l'élection. C'est pourquoi elles continuent en fait d'être assumées par les membres des familles aristocratiques, tel Périclès, ou en tout cas aisées, par exemple Démosthène, qui ont pu se former et se préparer au métier politique en étudiant notamment la rhétorique.

Au Ve siècle, les stratèges, au nombre de dix, sont les principaux magistrats de la cité. Chargés de la conduite de la guerre, ils doivent sans cesse défendre leur politique devant l'assemblée. Orateurs habiles, ils influencent, voire contrôlent, toute la politique extérieure et intérieure (notamment financière). C'est comme stratège que Thémistocle gouverne Athènes pendant la deuxième guerre médique. C'est bien sûr Périclès qui, en exerçant la stratégie sans discontinuer pendant quinze ans, achève d'en faire la magistrature suprême. Jusqu'au début du IVe siècle, tous les grands noms de l'histoire politique athénienne sont ceux de stratèges. Ensuite, ces magistrats tendent à retrouver leur spécialisation militaire.

Si le plus ancien tribunal d'Athènes est l'Aréopage (composé d'anciens magistrats), compétent au Ve siècle en matière religieuse et criminelle, le plus important est sans conteste l'Héliée. Plus qu'une simple cour de justice, ce tribunal populaire constitue un véritable organe de la vie politique.

Chaque année, on tire au sort 6 000 juges (600 par tribu) parmi les citoyens de plus de trente ans qui se portent volontaires. Les séances plénières sont exceptionnelles. Généralement, les héliastes jugent en sections de taille variable : un jury ordinaire, comme celui qui condamne Socrate, comprend 501 citoyens. Ce sont souvent des hommes âgés et peu fortunés, pour qui le misthos constitue un complément de ressources non négligeable.

Si l'on en croit Aristophane dans Les Guêpes, les critiques des philosophes, les plaidoiries des orateurs, ce tribunal populaire ne brillait pas par l'équité ni par la rationalité de ses jugements. Quand les juges n'étaient pas achetés, ils persécutaient les citoyens les plus riches : au IVe siècle, leur salaire est financé par la vente des biens confisqués !

On le voit, la démocratie athénienne, même au siècle de Périclès, n'est pas le régime idyllique chanté par certains auteurs de manuel. Elle connaît bien des limites, d'allure paradoxale.

D'une part, l'assemblée et le tribunal populaires ne sont pas représentatifs de l'ensemble du peuple athénien. Sur les 30 000 à 40 000 citoyens que compte la cité, seuls quelques milliers se pressent régulièrement aux séances de l'ekklêsia. Le quorum de 6 000 votants exigé pour les décisions les plus importantes indique assez que ce nombre n'était pas ordinairement atteint.

La plus grande partie des citoyens, peut-être les 4/5 au début du IVe siècle, sont des paysans tirant péniblement leur subsistance d'un petit lot de terre, qu'ils cultivent eux-mêmes avec l'aide d'un ou deux esclaves. D'après Aristophane aussi bien qu'Aristote, ils hésitent à se rendre en ville pour participer aux assemblées, sauf si la décision débattue les concerne directement.

Le dêmos urbain, composé d'hommes habitant dans les faubourgs d'Athènes et du Pirée, fournit le gros bataillon de ceux qui fréquentent l'assemblée avec assiduité. Dans le Protagoras de Platon, Socrate mentionne surtout des forgerons, des charpentiers, des cordonniers, des petits marchands, souvent âgés, qui viennent chercher dans les salaires publics un complément à leurs maigres revenus. C'est pourquoi les théoriciens politiques de l'Antiquité présentent souvent Athènes comme un régime où les pauvres, détenteurs du pouvoir, font la guerre aux riches, sur qui pèsent de lourdes charges fiscales et militaires.

Au sommet de l'Etat, pourtant, les classes supérieures dominent d'une façon écrasante. Les plus grands noms de l'histoire athénienne, de Clisthène (Alcméonide) à Alcibiade (apparenté aux Alcméonides, pupille de Périclès) en passant par Périclès (Alcméonide), appartiennent à des familles nobles ou riches, influentes en tout cas. A l'école de Protagoras, d'Isocrate ou de Platon, ils se sont donné les moyens de réussir dans la carrière politique. Ils ont appris à argumenter, à convaincre, à séduire leurs concitoyens. Vivant de leurs rentes, ils peuvent consacrer la plus grande partie de leur temps à la gestion des affaires de la cité.

Thucydide, qui il est vrai appartient au parti aristocratique, décrit le régime institué par Périclès comme une monarchie élective, qui n'a de démocratie que le nom, tant le stratège exerce une forte domination. A la fin du Ve siècle, le terme démagogue, « meneur de peuple », fait son apparition, pour désigner l'orateur habile qui, magistrat ou non, détermine par ses discours le vote populaire. Le plus tristement célèbre est sans doute Cléon, à jamais cloué au pilori par Thucydide et Aristophane.

1.4 Démocratie antique Démocratie moderne Début de page

Un bon Européen de la fin du XXe siècle découvre, pour s'en étonner ou s'en scandaliser, d'autres limites à la démocratie athénienne, qui dans l'Antiquité semblaient conformes à l'ordre des choses. Ainsi les femmes sont totalement exclues de l'espace civique. Surtout, cette démocratie masculine est fondée sur l'esclavage.

A Athènes, les esclaves sont nombreux. La seule indication chiffrée provient d'un recensement qui aurait été fait à la fin du IVe siècle et aurait compté 400 000 esclaves en Attique (chiffre souvent contesté par les historiens contemporains, pour des raisons plus idéologiques que scientifiques). Même un philosophe aussi pauvre que le jeune Epicure possède un esclave. Le père de l'orateur Démosthène en compte plus de cinquante à son service.

Or la démocratie directe et l'esclavage sont indissolublement liés. C'est l'esclavage qui permet aux citoyens de consacrer une partie de leur temps à la gestion des affaires de la cité. C'est parce que même les modestes artisans et les petits paysans possèdent des esclaves, qu'ils peuvent participer aux séances de l'assemblée ou exercer des magistratures. Comme l'écrit bellement l'historien Moses I. Finley, « un aspect de l'histoire grecque est le progrès, main dans la main, de l'esclavage et de la liberté ».

Enfin, dernière injustice selon les critères actuels, les « alliés » d'Athènes en fait ses sujets sont contraints de financer la démocratie athénienne. En effet, celle-ci exige beaucoup d'argent, pour indemniser les citoyens qui se consacrent au service de la cité au détriment de leur travail. Les membres de la ligue de Délos doivent acquitter des contributions de plus en plus lourdes au fur et à mesure que se perfectionne la démocratie et que se généralise la pratique du misthos. D'où leurs fréquentes révoltes. Autrement dit, un aspect de l'histoire athénienne est le progrès, main dans la main, de l'impérialisme et de la liberté.

Il ne faut pas confondre démocratie antique et démocratie moderne. La première est directe, et donc esclavagiste, impérialiste. La seconde ne peut être que représentative. Dans la première, tous les pouvoirs appartiennent au peuple. Dans la seconde, les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires sont séparés.

Surtout, la démocratie antique ne reconnaît aux citoyens aucun droit individuel, naturel et imprescriptible. Elle ne leur garantit aucune des libertés modernes (d'expression, de culte, de réunion, d'association, etc.). Toutes les actions privées sont soumises au contrôle de la cité. Sans doute, les Athéniens jouissent en fait d'une certaine indépendance. Mais ils sont bien plus asservis au corps social qu'on ne l'est aujourd'hui dans n'importe quel Etat occidental.

Comme l'écrit Benjamin Constant au début du siècle dernier, le citoyen athénien, « souverain presque habituellement dans les affaires publiques, est esclave dans tous ses rapports privés ». Tandis que chez les Modernes, « l'individu, indépendant dans sa vie privée, n'est, même dans les Etats les plus libres, souverain qu'en apparence ». Il n'exerce sa souveraineté qu'une fois tous les cinq ou sept ans, pour aussitôt l'abdiquer. C'est pourquoi tout Athénien du Ve siècle, de sentiment démocratique ou aristocratique, nous exclurait du camp des hommes libres, pour nous renvoyer aux côtés des sujets de l'empereur perse.

Mais, pour notre plus grand bonheur, l'instauration de la démocratie s'est combinée avec la manie spécifiquement grecque de discuter, d'argumenter, de justifier, de dégager des principes de forme universelle. Les concepts que les philosophes définissent dans ce grand débat sur la nature des régimes politiques et sur le choix du meilleur gouvernement comptent davantage que les réalisations controversées de la démocratie athénienne. Qu'importent même les décisions de Solon, de Clisthène et de Périclès, pourvu qu'on ait les réflexions de Socrate, de Platon et d'Aristote qui sont, elles, toujours actuelles !

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Philippe-Jean Quillien Début de page
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