Infologisme.com
English │ Français │
Accueil Démocratie Homo Sapiens Infologisme Planète Publication Société
Sujet Apocryphe Date 12-06-07
Titre Acta Pilati - Actes de Pilate ou Évangile de Nicodème Section publication
Article

Sommaire et Table Analytique

1. Patrologia Orientalis - Les Apocryphes Coptes
1.1 Avertissement
1.2 Préface
1.3 Préface d’Aenéas
1.4 Date de la Passion
1.5 Accusation de Jésus devant Pilate
1.6 Convocation de Jésus – Incident du Cursor et Aigles
1.7 Incident de la femme de Pilate
1.8 Accusation de blasphème et de lèse-majesté
1.9 Intervention et déposition de Nicodème
1.10 Autres témoignages
1.11 Acclamations – Jésus ou Barabas – Pilate condamne Jésus
1.12 Le crucifiement
1.13 La mort de Christ
1.14 Arrestation et délivrance de Joseph
1.15 Rapport fait par les gardes sur la résurrection du Christ
1.16 Témoignage rendu par Phinées et ses compagnons
1.17 Nicodème et Joseph devant le sanhédrin
1.18 Enquête des Juifs
1.19 Premier fragment
1.20 Second fragment
1.21 Notes
2. Supplément à l’Évangile des XII apôtres
2.1 Supplément
2.2 Fragment 1a
2.3 Fragment 1bis
2.4 Notes
3. Bibliographie
4. Textes et Encartés
4.1 Table des matières des sujets


Avant-propos


Eric - Infologisme.com


1. Patrologia Orientalis - Les Apocryphes Coptes

Acta Pilati et supplément à L’Évangile des Douze Apôtres
Texte Copte édité et traduit par :
Le Dr Eugène Revillout - 1957

1.1 Avertissement Début de page

La publication de nos apocryphes coptes du Nouveau Testament s’est trouvée assez longtemps interrompue. La cause en est due à la nécessité de se procurer un nouveau caractère copte, plus en rapport avec les besoins de la Patrologie orientale. Mgr Graffin a bien voulu se charger de faire faire cette nouvelle fonte, dont il a dessiné les types sous notre direction, d’après un manuscrit de l’Institut catholique de Paris. Nous pouvons donc nous remettre à l’œuvre.

Nous ferons paraître nos textes soit avec les accents, quand nous pourrons les vérifier sur les originaux ou sur les photocopies, soit sans accents, comme ceux du fascicule précédent, dans le cas contraire, ou quand, bien entendu, les originaux n’en portent pas. Pour hâter l’apparition des fascicules, nous n’attendrons pas, pour donner les pages qui sont dans notre main, l’arrivée d’autres pages que nous comptons recevoir et qui sont d’autres provenances. On ne s’étonnera donc pas si certains documents, parvenus en fragments détachés, ne sont pas aussi complets qu’ils pourraient l’être. Les fascicules suivants permettront, sous les mêmes lettres, de combler certaines lacunes et de comparer les leçons divergentes. A la fin de l’ouvrage, un index général viendra, du reste, tout remettre en place pour le savant et l’étudiant.

Généralement nous nous abstenons en ce moment des préfaces ou introductions critiques un peu détaillées. Tout cela se trouvera ailleurs, c’est-à-dire dans un ouvrage spécial que nous préparons et où nous tiendrons compte des observations faites déjà, soit pour les admettre, soit pour les réfuter. Sauf quelques exceptions indispensables, nous nous bornerons donc ici à des indications sur les manuscrits et sur les publications antérieures des documents, quand il y aura lieu. Pour les textes coptes, leur traduction et les renvois des marges, nous procéderons comme pour le fascicule précèdent dont le numérotage sera continué d’un des côtés de la page. Nous ferons seulement une innovation en ceci que, toutes les fois que la chose est possible d’après les copies existantes, nous indiquerons non seulement les pages recto et verso, mais les colonnes de chaque pages, et même les lignes de ces colonnes, à l’aide de traits perpendiculaires.

Selon la règle que nous avons suivie dans nos apocryphes publiés en 1876, nous suivrons les manuscrits dans leur accentuation et leur ponctuation, sans y rien changer. Nous les suivrons même pour l’indication de la (terme écrit en grec) grecque souvent négligée par les éditeurs du copte qui ne la reconnaissait pas peut-être parce qu’elle se fait de plusieurs façons différentes.

E. Revillout

1.2 Préface Début de page

La publication des Acta Pilati est surtout exécutée ici d’après la copie que j’en avais faite à Turin en 1872. Le papyrus était encore chez M. Bernardino Peyron qui l’avait reu dans l’héritage d’Amédée Peyron. Ce savant l’avait sans doute emprunté lors de la traduction de cet apocryphe copte qu’il fit pour Tischendorf et que celui-ci a depuis publiée dans les notes de la version grecque (Evangelia Apocrypha, p. 210 et suivantes). Je n’eus pas de peine à montrer à Bernardino Peyron, d’après la préface du dictionnaire copte de mon oncle, qu’il s’agissait du « papyrus secundus » appartenant au Musée de Turin. J’avais l’intention de publier cet apocryphe immédiatement et j’aurais ainsi devané Tischendorf lui-même dont l’édition est de 1876, c’est-à-dire de l’année même où parut le premier fascicule de la première édition de mes apocryphes coptes 1. Des circonstances indépendantes de ma volonté retardèrent la suite de cette édition, que je remplace aujourd’hui par une autre, et dans l’intervalle, en 1884, François Rossi fit paratre, dans les Mémoires de l’Académie des sciences de Turin 2, le texte copte dont Peyron avait donné à Tischendorf la traduction.

A la Bibliothèque Nationale, j’avais copié, il y a quelques années, deux autres fragments attribuables au même document. J’en ai parlé, pp. 14 et 80 du premier fascicule de mes Apocryphes du Nouveau Testament, en annoçant la publication actuelle des Acta. Depuis, M. Lacau les a donnés en tête de ses fragments d’apocryphes coptes, édition qu’il a gracieusement interrompue à cause de la mienne.

Il est temps d’accomplir ma promesse.

Mais avant de commencer l’édition du document copte de Turin, il m’est impossible de ne pas dire quelques mots de la version des Acta qu’il renferme.

Depuis la publication de Tischendorf, on ne peut ignorer que le document de Turin est, avec un palimpseste très fragmentaire de Vienne, la base fondamentale sur laquelle s’est appuyée la critique pour établir que ce qu’on est convenu d’appeler l’Évangile de Nicodème comprend deux documents distincts :

1 – Les Acta Palati cités par S. Justin au deuxième siècle et par Tertullien au troisième, etc. ;
2 – Un autre livre surajouté que Tischendorf appelle la seconde partie de l’évangile de Nicodème ou descente du Christ aux enfers.

La première partie, la plus antique, s’arrêtait à la fin du chapitre XVI des éditions grecques et latines.

Une autre question se pose maintenant. La première partie est-elle aussi toute de l’auteur primitif ? Oui, si l’on se réfère un peu rapidement à l’apologétique de Tertullien qui semble poursuivre son analyse très sommaire du livre à peu près jusqu’à la fin, avec renvois très formels. Non, si l’on compare 3 l’esprit, le style et la composition des Acta, tant qu’ils restent tels, c’est-à-dire jusqu’au témoignage relatif à la résurrection du Christ, avec ceux du roman oriental qui a été surajouté dans les deux derniers chapitres.

Dans le nouveau texte grec du dernier qui à été édité par Tischendorf comme dans le texte copte de Turin, assez parallèle et en cela différent en certaine parties des textes latins, on sent d’ailleurs très nettement une influence gnostique.

Je citerai cette phrase copte : « Les prêtes et les lévites se dirent mutuellement : Jusqu’à Soum et celui qu’on nomme Jobel, son nom durera ; si cela est (ce qui a été raconté), vous saurez que son durera jusqu’à jamais et qu’il laissera pour lui un peuple nouveau. » cf. infra, p.125.

Les noms de Sun et de Jobel n’appartiennent pas à une tradition biblique, mais à l’ensemble de ces noms et de phrases bizarres adoptés par les gnostiques. On ne trouve rien d’analogue dans le reste du livre, – du moins dans la version, malheureusement très retouchée, de Turin ; – mais seulement dans le récit, peut-être grossi après coup, du chapitre de la passion qui nous a été transmis par un manuscrit de la Bibliothèque Nationale 4. J’avais cru devoir rapprocher d’abord ce fragment de l’évangile de S. Barthélemi, tout en voyant nettement son origine dans les Acta, mais le problème se complique par la comparaison indiquée plus haut qui fait supposer une édition gnostique superposée à l’ancienne.

Ce qui parait bien certain, c’est que la seconde partie de l’évangile de Nicodème, dont la rédaction est certainement bien postérieure encore à celle des deux derniers chapitres de la première, appartient pleinement par la série des idées au même courant que l’évangile de S. Barthélemi, cité pour la première fois par S. Jérôme, c’est-à-dire postérieurement au papyrus de Turin, et dont nous avons publié une portion.

Pour en revenir à nos deux derniers chapitres des Acta, leur rédaction copte mérite une étude attentive. Elle diffère entièrement, comme tendance, de la version latine publiée par Tischendorf. Celle-ci convertit tout les Juifs à la fin. Dans le copte, au contraire, après l’instruction faite par Anne, Caïphe, les prêtres 5, etc., on constate en secret la vérité de la résurrection du Christ, mais on résout de cacher la chose, autant que possible, au peuple. On renouvelle la malédiction contre celui qui a été suspendu au bois, en s’appuyant sur ce passage : « Les dieux qui n’ont pas créé le ciel et la terre mourront. » Pour éviter la formation prévue d’un peuple nouveau, suivant Jésus, on anathématise celui qui adore une créature de préférence au Créateur. Le peuple dit « Amen », en proclamant que Dieu ne peut se détourner de son peuple d’Israël et qu’il faut en rester à ce qu’a dit Moïse.

Le texte grec de Tischendorf est à peu près dans le même sens 6.

Nous reviendrons, d’ailleurs, avec plus de détails sur toutes ces questions dans une étude critique spéciale sur les Acta Pilati. Nous en avons dit assez pour le moment et nous nous bornerons à ajouter en finissant que, dans cette publication, nous donnerons d’abord séparément, pp. 65-127, le papyrus de Turin, puis, pp. 127-132, les fragments de la Bibliothèque Nationale qui soulèvent d’ailleurs, nous l’avons dit, un point de vue critique spéciale.

Au papyrus de Turin nous donnerons la lettre C ¹. Au manuscrit 129/17, fol. 50, la lettre C ². Au manuscrit 129/18, fol. 140, la lettre C ³.


Notes

 1 Tischendorf donne déjà la traduction ou la collation d’une partie du papyrus dans sa première édition qui est de 1853 (Leipzig) ; cf. p. LXXII, 312 et suiv. on vient de publier une nouvelle version syriaque. Cf. I. E. Rahmani, Hypomnemata Domoni nostri seu Acta Pilati, in seminario Scharfensi in monte Libano, 1908. Deux recensions de la version arménienne (VIe siècle ?) ont été traduites par M. F. C. Conybeare dans Studia bibl. et eccl., Oxford, 1896, t. IV, p. 59-132. Plusieurs chapitres d’un ms. grec de l’Athos ont été édités par Kirsopp Lake, Ibid., Oxford, 1900, t. V, p. 152-163. La version géorgienne a été éditée par A. Xaxanoff, sans indication de lie ni de date (Moscou ?), folio, 20 pages.

 2 Trascrizione di un codice copto del Museo egizio di Torino, dans les Memorie della reale Accademia delle scienze di Torino, 2e série, t. XXXV, p. 163 et suiv. Ce papyrus est actuellement coté au musée des Antiquités de Turin Pap. II. Vang. di Nicodemo.

 3 C’est ce qu’a très bien noté Tischendorf, loc. cit., p. LXII : « Is (Tertullianus, Apolog. 21) scribit Iesum ex invidia magistrorum Iudaeorum Pilato traditum, ab hoc violentia suffragiorum victo cruci esse deditum ; de cruce pendentem spiritum cum verbo sponte emisisse, praevento carnificis officio ; eodem momento mediam diem solis deliquio subductam ; sepulcro, ne, quia se resurrecturum praedixisset, amolirentur discipuli cadaver, custodiam militarem additam, sed die tertia concussa repente terra et mole revoluta quae obstruxerat sepulcrum pavore disjectam ; in sepulcro nihil repertum praeter exuvias ; a primoribus corpus surreptum a discipulis falso jactitatum ; ipsum vero lesum cum discipulis apud Galilaeam ludaeae regionem ad quadraginta dies egisse, docentem eos quae docerent ; dehinc ordinatis eis ad officium praedicanti per orbem, circumfusa nube in coelum esse ereptum. Quibus expositis ita pergit : Ea omnia super Christo Pilatus, et ipse jam pro sua conscientia Christianus, Caeseri tunc Tiberio nuntiavit. »

 4 Le mot (terme écrit en copte) s’y retrouve, prononcé par le Christ sur la croix, par fausse lecture a été transformé (terme écrit en copte), infra, p. 131. (Voir note originale du fichier PDF page 9 )

 5 Mahomet a recueilli cette tradition et fait presque des saints de ces meurtriers du Christ.

 6 Le roman contenu dans les deux derniers chapitres et relatif aux politesses que firent Anne, Caïphe, Nicodème, Joseph d’Arimathie, etc., et aux nombreux banquets des deux partis, amène, du reste, tout naturellement à cette conclusion bien qu’ont repoussée les auteurs de la version latine, etc.

1.3 Préface d’Aenéas Début de page

Les Apocryphes Coptes
Traduit du copte par le Dr Eugène Revillout

Acta Pilati - Actes de Pilate ou Évangile de Nicodème

Les mystères des Acta d[u sauveur].

Les Acta du Sauveur qui ont été faits sous Ponce-Pilate Le Praeses.

Préface d’Aenéas 1. – Moi, Aenéas, le garde du corps (protector), j’étais hébreu d’abord et parmi ceux qui connaissaient la loi. La grâce du Sauveur me saisit ainsi que son don abondant. Je connus le Christ Jésus dans l’Écriture sainte et je pris non élan vers lui * croire en lui afin de devenir digne du saint baptême. J’ai tout d’abord cherché les Acta qui ont été faits dans ces temps-là sur Notre-Seigneur Jésus-Christ, (Acta) que les Juifs ont publiés sous Ponce-Pilate et que j’ai trouvés dans des écrits qu’ils ont laissés en hébreu par la volonté de leur Seigneur Jésus-Christ. Moi donc je les ai traduits dans la langue * des Grecs sous le règne de nos Seigneurs Théodose, l’an 17 de son consulat, et l’an 5 Valentinien, en la 9e indiction. Que quiconque lira ce livre et le transcrira sur un autre livre prie pour moi, moi Aenéas le tout petit, afin que Dieu * me fasse miséricorde pour mes péchés que j’ai commis envers lui. La paix soit à ceux qui liront ces choses et à leur maison toute entière à jamais. Amen

Notes
 1 Nous ajoutons des titres, dans la traduction, pour guider le lecteur.

1.4 Date de la passion Début de page

Date de la passion. – Dans la neuvième année 2 de Tybère (Tebelios) César, l’empereur des Romains, et tandis qu’Hérode était roi de Galilé, au commencement de sa dix-neuvième année, le 25 du Paremhot 3 * du Consulat de Ruphus (Rauphos) et de Rubellion, l’an IV de la 202e des (périodes) qu’on nomme olympiades, sous Joseph qui est aussi Caïphe, le grand prêtre des Juifs, toutes les choses qui se passèrent après la crucifixion et celles qui arrivèrent à Notre-Seigneur Jésus-Christ,

I. – Nicodème * le prince des Juifs les rechercha, les choses que le grand prêtre et le reste des Juifs firent contre le Sauveur. Nicodème les écrivit toutes, telles qu’on en gardait le souvenir, dans des écrits hébraïques.

Notes
 2 Les mss. portent 15e ou 18e. Quelques mss. latins portent 19e.
 3 Grec et Latin : « 8 avant les calendes d’avril qui est le 25 mars. »

1.5 Accusation de Jésus devant Pilate Début de page

Accusation de Jésus devant Pilate. – Ceux dont voici les noms : Anne, Caïphe, Summis, Dothaim, Gamaliel, Judas, Lévi (Libis), Nephtalim, Alexandre et Jaïte (Hiérios), et le reste des Juifs, * ceux-ci tous allèrent vers Pilate accusant Notre-Seigneur Jésus-Christ, disant : « Nous connaissons Jésus, fils de Joseph, le charpentier, que Marie à enfanté, et il dit sur lui-même : Je suis le fils de Dieu et je suis roi. De plus il souille les sabbats de la loi de nos Pères et il veut détruire notre loi * . »

Les Juifs lui dirent (encore) : « Notre loi ordonne de ne guérir personne le jour du sabbat. Or lui, Jésus, les boiteux, les lépreux, quiconque est malade et est démoniaque et les sourds et les muets, il les guérit pendant le sabbats 4 par Béelzébub (Béelzéboul) le prince des démons. »

Pilate leur dit : « Mais quelles sont donc * ses œuvres mauvaises ? »

Les Juifs lui dirent : « C’est par Béelzébub, le prince des démons, qu’il fait cela 5, et toutes choses lui sont soumises. »

Pilate leur dit : « Jamais un esprit impur ne jette dehors un démon mais on chasse le démon au nom de Dieu. »

Les Juifs dirent à Pilate : « Nous prions * ta grandeur de le faire comparaître à ton tribunal pour que tu l’écoutes publiquement. »

Pilate leur dit : « Dites-moi comment ? – Il n’est pas convenable à un praeses de convoquer en justice un roi. »

Il lui dirent : « Nous ne disons pas que c’est un roi. »

Notes
 4 Cf. Matth., XII, 10.
 5 Cf. Matth., XII, 24.

1.6 Convocation de Jésus – Incident du Cursor et Aigles Début de page

Convocation de Jésus – Incident du Cursor et Aigles

Pilate appela un cursor. Il lui dit : « Amène-moi à l’intérieur Jésus pacifiquement. »

6 Le cursor sortit et lorsqu’il eut reconnu Jésus, il l’adora. Il ôta son vêtement de tête 7 (φαχεóλεον), l’étendit sur ses mains, le plaça à terre sous les pieds de Jésus et lui dit : « Seigneur, marche sur ce lieu et entre, car le praeses t’appelle. » Lorsque les Juifs virent donc ce qu’avait fait ce cursor, ils poussèrent de grands cris * vers Pilate en disant : « Pourquoi ne l’as-tu pas fait entrer par l’intermédiaire d’un praeco, mais au contraire l’as-tu honoré d’un cursor ? Car lorsque le cursor l’a vu, [il l’a adoré] : il a enlevé son vêtement de tête, il l’a saisi dans ses mains, il l’a étendu, il l’a déposé sur la terre. Il lui a dit (à Jésus) : Marche dessus. »

* Pilate donc appela le cursor. Il lui dit : « Pourquoi as-tu agi ainsi ? »

Le cursor dit : « Le jour où tu m’as envoyé à Jérusalem près d’Alexandre , je l’ai vu assis sur un trône 8. Les fils des Hébreux criaient et, tenant des rameaux dans leurs mains, lui rendaient gloire. D’autres étendaient leur vêtements * sous ses pieds, disant : Sauve-nous, ô toi qui es dans les hauteurs ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur 9. »

Les juifs regardèrent et crièrent contre le cursor : « Les enfants des Hébreux parlaient en langue hébraïque. Comment as-tu su, toi, ce qu’ils disaient dans la langue des Grecs ? »

* Le cursor leur dit : « J’ai interrogé un des Juifs à savoir : Qu’est-ce que disent ceux-ci dans cette langue en hébreu ? Et celui-là me l’expliqua. »

Pilate leur dit : « Que criaient-ils en hébreu ? »

Ils lui répondirent : « Ils disaient Osanna. »

Pilate leur dit : « Quel est l’explication d’Osanna ? »

* Il lui dirent : « Osanna, c’est : sauve-nous. »

Pilate leur dit : « Si vous-mêmes vous témoignez pour les mots des étrangers qu’ils ont dits, quel est le péché qu’a commis le cursor ? »

Eux, ils se turent.

Le Praeses dit au cursor : « Sors, et de la manière que tu voudras * amène Jésus à l’intérieur. »

Et lorsque le cursor fut sorti, il fit encore comme au commencement, et il dit à Jésus : « Mon Seigneur, viens à l’intérieur ; le Praeses t’appelle. »

Et lorsque Jésus entra, les faces antérieures des signa s’inclinèrent d’elles-mêmes et adorèrent Jésus.

Lorsque les juifs virent la manière dont les * signa avaient agi et comment leurs faces antérieures 10 avaient adoré Jésus, ils poussèrent des cris au sujet des homme qui les tenaient en disant qu’ils les avaient inclinés.

Le Praeses dit : « Vous n’admirez pas la manière dont les faces antérieures des signa se sont inclinées d’elles mêmes et ont adoré Jésus et vous poussez des cris en accusant * les porteurs en disant que ce sont eux qui les ont inclinées jusqu’à les faire adorer Jésus. »

Les Juifs dirent à Pilate : « Nous savons de quelle manière les signophores ont incliné le signa jusqu’à leur faire adorer Jésus. »

Le Praeses appela les signophores ; il leur dit : « C’est là la manière dont vous avez agi ? » *

Ils dirent à Pilate : « Nous, nous sommes des Gentils (Hellènes) et les serviteurs des temples. Comment l’adorerions-nous ! En effet, tandis que nous tenions les signa, leurs faces antérieures se sont d’elles-mêmes penchées pour l’adorer. »

Pilate dit aux chefs de la synagogue et aux anciens du peuple : « Vous, choisissez-vous * des hommes sortis du peuple, forts et robustes : qu’ils saisissent les signa afin que nous voyions si les faces antérieures s’inclineront d’elles-mêmes afin de l’adorer. »

Les anciens des Juifs prirent douze hommes robustes. Ils firent que six saisirent un des signa et six * aussi l’autre des signa devant la tribunal du Praeses.

Pilate dit au cursor : « Conduis Jésus dehors, ensuite ramène-le à l’intérieur de la manière que tu voudras. »

Jésus sortit du prétoire avec le cursor.

Le Praeses appela ceux qui d’abord avaient tenu les signa et leur dit à savoir : « J’en jure par le salut de César ! * Si, cette fois, les signa ne s’inclinent pas quand Jésus entrera et s’ils ne l’adorent pas, je prendrai votre tête. »

Et Praeses ordenna de faire entrer Jésus une seconde fois.

Le cursor fit comme la première fois et il pria Jésus de marcher sur son vêtement de tête.

Jésus entra.

Quand il entra, * les signa s’inclinèrent et adorèrent Jésus.

Notes
 6 Le syriaque est tronqué au commencement et débute ici.
 7 Il s’agit peut-être d’une sorte de turban oriental que l’on déroulait pour l’étendre.
 8 Grec et Latin : « sur un âne », Cf. Matth., XXI, 7.
 9 Cf. Matth., XXI, 9.
 10 Les dictionnaires traduisent ce mot par bustes, ou les hures, ou les mufles (suivant ce que représentaient les signa qui étaient les enseignes des centuries).

1.7 Incident de la femme de Pilate Début de page

 ¹ Le texte grec porte prosêlutos ; la version copte traduit ce mot par la sémantique littérale « étranger » ; le traducteur conserve prosélyte, d’après les textes grecs, latins, etc. Le terme prosélyte vient du grec prosêlutos, « nouveau venu dans un pays étranger » d’où par extension, « nouveau venu dans une religion ». Le sens initial de prosélyte est donc lié secondairement à la conversion religieuse, mais c’est dans cette définition que le sens du mot s’est répandu avec la Septante, qui est une traduction en langue grecque de la Torah faite en Alexandrie, au IIIe siècle av. J-C. Le terme, en latin proselytus, n’a que le sens religieux ; il en va de même pour le terme prosélyte en français.


II. – Incident de la femme de Pilate.

– Jésus est-il un sorcier ?

– Est-il un bâtard ?

Lorsque Pilate vit cela, il eut peur et il chercha à se lever de son tribunal.

Tandis qu’il y songeait, sa femme envoya lui dire : « Éloigne-toi de cet homme juste ; j’ai beaucoup souffert cette nuit en songe à cause de lui 11. »

Pilate appela * donc tous les Juifs, il leur dit : « Vous savez que ma femme est une personne aimant Dieu et qu’elle incline du du côté des Juifs avec vous. »

Ils dirent : « Oui, nous savons. »

Pilate dit : – Voici que ma femme a envoyé vers moi, en disant : « Éloigne-toi de cet homme juste. J’ai beaucoup souffert à cause de lui cette nuit, * en rêve. »

Les Juifs répondirent, ils dirent à Pilate : « Est-ce que nous ne t’avons pas dit que c’est un magicien : voici qu’il a envoyé un rêve à ta femme. »

Pilate appela donc Jésus et lui dit : « Pourquoi ceux-ci t’accusent-ils sans que tu dises une parole ? »

Jésus dit : « Si la puissance ne leur en avait été donnée, ils ne pourrait parler. Chacun * est le maître de sa propre bouche pour proférer le bien ou proférer le mal. Ceux-ci savent ce qu’ils font. »

Les prêtres des Juifs répondirent ; ils dirent à Jésus : « Que savons-nous bien ? D’abord nous savons que tu as été enfanté dans le libertinage. Secondement, nous savons que ta naissance a eu lieu à Bethléem et qu’à ton occasion on a * tué cette grande multitude d’enfants. Troisièmement, nous savons que ton père est Joseph et Marie ta mère. Vous êtes allés en Égypte parce que vous n’aviez pas l’assurance (ou de confiance) devant le peuple. »

Quelques-uns de ceux qui étaient présents et qui étaient des Justes parmi les Juifs dirent : « Nous, nous ne disons pas cela sur lui ; * car il n’a pas été engendré dans le libertinage, mais nous savons que Joseph a épousé (a reçu la main de) Marie. Ils ne l’ont donc pas engendré dans le libertinage. »

Pilate dit aux Juifs qui avaient prétendu qu’il était sorti du libertinage : « Vous cette parole est vôtre. Mais elle n’est pas la vérité, ainsi que vos compatriotes le disent maintenant, (en attestant) qu’elle a été épousée par son * mari. »

Anne dit : « Ô Pilate ! notre multitude entière crie qu’il vient de l’impudicité et tu ne nous crois pas. Ceux-là sont des prosélytes ¹ et ses disciples. »

Pilate leur répondit : « Qu’est-ce qu’un prosélyte ? »

Les Juifs dirent : « C’est celui qui a été enfanté parmi les Grecs et qui est devenu juif dans ces jours. »

* Et ils répondirent, ceux-là qui avaient dit qu’il n’a pas été enfanté dans le libertinage, c’est-à-dire Rezar 12, Astérios, Antonios, Jacob, Ambiais 13, et Séras 14, Samuel, Isaac, Phinées, Pkispos 15, Agrippas, Amys 16 et Judas ; tous ceux-là répondirent d’une seule vois en disant : « Nous ne * sommes pas des Grecs, mais nous sommes des enfants des Juifs et nous disons la vérité. En effet, nous sommes allés, nous aussi, au mariage de Joseph et de Marie. »

Pilate appela les hommes qui avaient dit : « Ce n’est point quelqu’un (né) du libertinage. » ; il les adjura par le salut de César, en disant : « C’est bien la vérité que vous avez dite, à savoir qu’il n’est pas né du libertinage ? »

Les Juifs dirent à Pilate : « Nous avons une loi qui nous interdit de jurer, parce que c’est un péché. Qu’ils jurent, ceux-là, par le salut de César, que ce n’est pas la vérité que nous avons dite, et nous nous soumettons à la mort. »

Pilate dit à Anne et à Caïphe : « Vous ne dites la vérité en rien et vous ne répondez * pas aux paroles que ceux-ci profèrent. »

Ils dirent à Pilate : « Ce sont donc ces douze hommes qui sont dignes de foi, ceux qui disent qu’il n’est pas sorti du libertinage, et nous – toute notre multitude – qui disons qu’il en est sorti, que c’est un magicien et qu’il dit : Je suis un roi, on ne nous croit pas. » 17

* Pilate ordonna de faire s’en aller toute la multitude, excepté ces douze qui avaient rendu témoignage en disant : « Il n’est pas sorti du libertinage. »

Il ordonna de faire écarter Jésus et leur dit (à ces douze) : « Pour quelle cause veulent-ils le faire mourir ? »

Ils répondirent à Pilate : « Ils lui en veulent * parce qu’il guérit le jour du sabbat. »

Pilate dit : « C’est donc pour cette chose bonne qu’ils veulent le faire mourir ! »

III. – Pilate s’indigna. Il sortit du prétoire. Il leur dit : « Le soleil m’est témoin que je ne trouve pas un seul motif d’accusation contre cet homme. » 18

Les Juifs répondirent et dirent au Praeses : * « Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne le livrerions pas. » 19

Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » 20

Les Juifs dirent à Pilate : « Il ne nous est pas permis à nous de juger les hommes. »

Pilate dit aux Juifs : « Dieu vous a dit : Ne tuez pas. * Mais moi... » 21

Pilate entra dans le prétoire. Il appela Jésus à part, il lui dit : « Tu es le roi des Juifs ? »

Jésus répondit à Pilate : « Dis-tu cela de toi-même ou si d’autres l’ont dit sur moi ? »

Pilate dit à Jésus : « Est-ce que je suis Juif ? Ta * nation et les grands prêtres t’ont livré à moi. »

Jésus répondit : « Mon royaume à moi n’est pas de ce monde ; s’il était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour qu’on ne me livrât pas aux Juifs ; maintenant donc mon royaume n’est pas de ce monde. »

Pilate dit à Jésus : * « Tu es donc roi ? »

Jésus répondit à Pilate : « Tu l’as dit : Car j’ai été engendré pour cette chose et je suis venu à cause de cela, afin que quiconque est de la vérité écoute ma voix ! »

Pilate dit : « Qu’est la vérité ? » 22

Jésus dit : « La vérité vient du ciel. »

Pilate dit : « Il n’y a pas de vérité sur la terre ? »

Jésus dit à Pilate * : « Tu vois comment ceux qui possèdent la vérité sont jugés par ceux qui possèdent la puissance sur la terre. »

Notes
 11 Matth., XXVII, 18.
 12 Grec, syriaque et latin : « Lazare »
 13 Αμνης et Αννας ; syriaque : Hamsei
 14 Ζηρας
 15 Κρισπος
 16 Αμεσε (mis pour Αμνης dans quelques mss. grecs. Le copte a regardé Αμνης et Αμεσσε comme deux noms différents, bien qu’il dise aussi, à la page suivante, qu’il faut selement douze noms).
 17 Cf. Matth., XXVII, 11.
 18 Luc, XXIII, 22.
 19 Jean, XVIII, 30.
 20 Jean, XVIII, 31.
 21 Le grec A porte un mot différent du grec B.
 22 Cf. Jean, XXII, 34-37.

1.8 Accusation de blasphème et de lèse-majesté Début de page

IV. – Accusation de blasphème et de lèse-majesté.

Après ces choses, Pilate laissa Jésus à l’intérieur du prétoire. Il sortit avec les Juifs et leur dit : « Moi je ne trouve aucun motif d’accusation contre lui. » 23

Les Juifs lui dirent : « Ceci qu’il a * dit : J’ai la puissance de détruire ce temple et de le faire se relever le troisième jour. » 24

Pilate leur dit : « Quel temple ? »

Les Juifs dirent : « Celui que Salomon a bâti en quarante-six ans, celui-ci a dit : Je le détruirai et le reconstruirai en trois jours. » 25

Pilate leur dit : « Je suis innocent du sang de cet homme. * A vous de voir. »

Les Juifs lui dirent : « Que son sang soit sur nous et sur nos enfants. » 26

Pilate appela les anciens, les prêtes et les lévites. Il leur dit en secret : « N’agisser pas ainsi ; car il n’y a pas d’accusation capitale qui soit vôtre au sujet des guérisons et des violations de la loi. »

Les lévites dirent à Pilate : * « Quand quelqu’un blasphème contre César, est-il digne de mort ou non ? »

Pilate dit : « Il est digne de mort. »

Les Juifs dirent à Pilate : « Si celui qui blasphème contre César est digne de mort, celui-ci a blasphémé contre Dieu. »

Le Praeses ordonna aux Juifs de sortir du prétoire, * et il appela Jésus.

Il lui dit : « Qu’as-tu fait ? »

Jésus dit : « Moïse et les prophètes sont les premiers qui ont annoncé ma mort et ma résurrection. » Les Juifs prêtèrent attention. Ils l’écoutèrent proférer ces choses.

Ils dirent à Pilate : « Que désires-tu davantage ou de plus énorme à entendre au sujet de ce blasphème. »

Pilate dit * aux Juifs : « Si cette parole est un blasphème, prenez-le vous-mêmes à votre synagogue et jugez-le suivant votre loi. » 27

Les Juifs dirent à Pilate : « Notre loi dit : Si un homme pèche contre homme il est digne de recevoir 40 coups moins un. 28 Celui qui blasphème contre Dieu * on le lapide. »

Pilate dit : « Prenez-le vous-mêmes, et faites-lui ce que vous voudrez. »

Les Juifs dirent à Pilate : « Nous voulons le crucifier. » 29

Tandis que Pilate parlait avec les Juifs et leur disait : « Il n’est pas digne d’être crucifié », il regarda ceux qui se tenaient debout dans la multitude des Juifs * et il vit un certain nombre d’hommes qui pleuraient.

Il dit : « Toute la multitude ne veut pas qu’il meure. »

Les anciens dirent à Pilate : « Nous sommes tous venus, ainsi que notre multitude, pour qu’il meure. »

Pilate dit aux Juifs : « Pour quelle chose mourra-t-il ? »

Les Juifs dirent : « Il a dit lui-même : Je suis le fils de Dieu * et je suis roi. » 30

Notes
 23 Cf. Luc, XXIII, 22.
 24 Matth., XXVI, 61.
 25 Cf. Jean, II, 19-20.
 26 Matth., XXVII, 24-25.
 27 Jean, XVIII, 31.
 28 Cf. II Cor., XI, 24.
 29 Matth., XXVII, 23.
 30 Cf. Jean, XIV, 7,12.

1.9 Intervention et déposition de Nicodème Début de page

 ¹ Il y a ici une omission causée par la répétition des même mots à la fin de deux phrases consécutives. J’ai rétabli dans la traduction la phrase qui manque, à l’aide des versions grecques et laines.


V. – Intervention et déposition de Nicodème.

Or un des Juifs dont le nom était Nicodème se tint debout devant Pilate. Il dit : « Je te prie, pieux Praeses, ordonne-moi de dire quelques mots. »

Pilate dit : « Prononce-les. »

Nicodème répondit en disant : « Moi, j’ai dit aux anciens, aux prêtres et * aux lévites et aussi à toute la multitude des Juifs et à leur synagogue : Qu’avez-vous avec cet homme ? Il a fait des miracles et des prodiges – de grands prodiges que personne n’a faits jusqu’à ce jour et que personne ne pourra faire plus tard. Laissez-le et ne cherchez * pas à lui faire une chose méchante. Si ces miracles sont de Dieu, ils subsisteront ; s’ils sont des hommes, ils se dissiperont 31 ; Car Moïse que dieu a envoyé en Égypte a accompli de grands miracles, Dieu lui avait dit de les faire devant Pharaon. Jannès et Jambrès firent aussi * les miracles de Moïse 32, excepté quelques-uns seulement qu’ils ne purent faire. Et les Égyptiens considéraient Jannès et Jambrès comme des dieux : ensuite les miracles que ceux-ci ont faits et qui n’étaient pas de Dieu périrent, ainsi que ceux qui y croyaient. Maintenant donc qu’avez-vous * avec cet homme ; car il n’est pas digne de mort. »

Les Juifs dirent à Nicodème : « Toi, tu es devenu son disciple ; c’est pourquoi tu parles pour lui. »

 ¹ [ Nicodème dit : « Est-ce que le Praeses est devenu son disciple puisqu’il parle pour lui ? Est-ce dans ce but ] que César l’a établi dans ce rang ? »

Les Juifs se mirent très en colère. Ils grincèrent des dents contre Nicodème.

Et lorsque Pilate les vit, il leur dit : « Pourquoi grincez-vous des dents ? Est-ce parce que vous avez entendu la vérité ? »

Les Juifs dirent à Nicodème : « Tu recevras la part de Jésus. »

Nicodème dit : « Amen. Je recevrai comme vous l’avez dit. »

Notes
 31 Actes, v, 38-39.
 32 Cf. II Tim., III, 8.

1.10 Autres témoignages Début de page



La suite arrive [...]



1.11 Acclamations – Jésus ou Barabas – Pilate condamne Jésus Début de page





1.12 Le crucifiement Début de page





1.13 La mort de Christ Début de page





1.14 Arrestation et délivrance de Joseph Début de page





1.15 Rapport fait par les gardes sur la résurrection du Christ Début de page





1.16 Témoignage rendu par Phinées et ses compagnons Début de page





1.17 Nicodème et Joseph devant le sanhédrin Début de page





1.18 Enquête des Juifs Début de page





1.19 Premier fragment Début de page





1.20 Second fragment Début de page





1.21 Notes Début de page

 1 Nous ajoutons des titres, dans la traduction, pour guider le lecteur.
 2 Les mss. portent 15e ou 18e. Quelques mss. latins portent 19e.
 3 Grec et Latin : « 8 avant les calendes d’avril qui est le 25 mars ».
 4 Cf. Matth., XII, 10.
 5 Cf. Matth., XII, 24.
 6 Le syriaque est tronqué au commencement et débute ici.
 7 Il s’agit peut-être d’une sorte de turban oriental que l’on déroulait pour l’étendre.
 8 Grec et Latin : « sur un âne », Cf. Matth., XXI, 7.
 9 Cf. Matth., XXI, 9.
 10 Les dictionnaires traduisent ce mot par bustes, ou les hures, ou les mufles (suivant ce que représentaient les signa qui étaient les enseignes des centuries).
 11 Matth., XXVII, 18.
 12 Grec, syriaque et latin : « Lazare »
 13 Αμνης et Αννας ; syriaque : Hamsei
 14 Ζηρας
 15 Κρισπος
 16 Αμεσε (mis pour Αμνης dans quelques mss. grecs. Le copte a regardé Αμνης et Αμεσσε comme deux noms différents, bien qu’il dise aussi, à la page suivante, qu’il faut selement douze noms).
 17 Cf. Matth., XXVII, 11.
 18 Luc, XXIII, 22.
 19 Jean, XVIII, 30.
 20 Jean, XVIII, 31.
 21 Le grec A porte un mot différent du grec B.
 22 Cf. Jean, XXII, 34-37.
 23 Cf. Luc, XXIII, 22.
 24 Matth., XXVI, 61.
 25 Cf. Jean, II, 19-20.
 26 Matth., XXVII, 24-25.
 27 Jean, XVIII, 31.
 28 Cf. II Cor., XI, 24.
 29 Matth., XXVII, 23.
 30 Cf. Jean, XIV, 7,12.
 31 Actes, v, 38-39.
 32 Cf. II Tim., III, 8.







2. Supplément à l’Évangile des XII apôtres

2.1 Supplément Début de page





2.2 Fragment 1a Début de page





2.3 Fragment 1bis Début de page





2.4 Notes Début de page





3. Bibliographie Début de page





4. Textes et Éncartés

4.1 Table des matières des sujets Début de page

Apocryphe, Gnose, Gnostique, je cherche dans le dico...
Bible, Écrits canoniques et apocryphes
Jésus de Nazareth dit Jésus Christ
Les anges et les démons judéo-chrétien et islamique
Marie de Magdala dite Marie-Madeleine
Manuscrits de Nag Hammadi et d’autres Bibliothèques

Référence publication :
Avant-propos
Eric - Infologisme.com

Patrologia Orientalis - Les Apocryphes Coptes
Texte Copte édité et traduit par :
Le Dr Eugène Revillout

Firmin-Didot et Cie, Imprimeurs-Éditeurs
Librairie de Paris
56, Rue Jacob, Paris - 1957

Texte libre de tous droits pour un usage privé.
Droits réservés, propriété intégrale de son auteur.
Reproduction interdite de ce texte sur tous médias.
Auteur
Eric Début de page
Infologisme.com v. 1.2.0 © 2004-2008, tous droits réservé  -  PageRank Hosted site by C-extra.com